picouly_le_champ_de_personne

L'histoire : Le Champ de personne, raconte la vie d’un gamin de dix ans qui vit en banlieue parisienne, dans les années cinquante. Entouré d’une douzaine de frères et sœurs, il regarde ses parents avec admiration : sa mère est omniprésente dans ses pensées et le guide avec tendresse sur le chemin de l’enfance, quant à son père, il est officiellement chaudronnier mais remplirait des missions secrètes sous le nom de Chaudrake. Entre l’école, la maison et le champ de personne, la vie de notre petit collectionneur de soldats Mokarex est bien remplie. Notamment grâce à son imagination aussi vaste que délicieuse…

Mon avis :very1happy TRÈS PLAISANT !
Le Champ de personne est l’un de ces livres où l’histoire est aussi agréable que la façon dont elle est racontée. Les pensées et le langage de ce petit bonhomme ne cessent de nous faire sourire ou de nous émouvoir. Un excellent livre qui se lit facilement et avec un plaisir inégalable.

Morceaux choisis :
Difficile pour moi de choisir un extrait à citer. Tout le livre est très bien écrit, mais en même temps, en extraire une citation casse le rythme de la lecture et, à mes yeux, lui enlève un certain charme. Je vais malgré tout sélectionner quelques passages, en espérant qu’ils rendront le ton si drôle du livre…

- Je te dis « merde », mon grand !La m’am ne laisse jamais partir personne pour une épreuve sans le mot magique. Même si elle a déjà lu les horoscopes du Parisien. Moi j’ai eu : Initiative heureuse qui portera ses fruits assez longtemps. S’ils veulent faire allusion au vélo perdu de la m’am, je ne trouve pas ça drôle.

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Je vais faire comme Roland quand il a mis le feu à la maison de la Grand-Rue.
- Je t’ai déjà dit de ne pas dire ça devant le monsieur de l’assurance !
- Pour moi aussi m’am, on dira « court-circuit ».
Il faut que je brûle la maison. De toute façon, elle est trop petite, et on va être expulsés au printemps. Dans la vie, les soucis, c’est comme les poupées russes, quand tu en as un petit, cache-le sous un gros… Elle a raison Mme Piponiot. Il faut que je fasse disparaître le petit vélo de la m’am dans un gros incendie. Et mon carnet de correspondance par la même occasion.

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- Tu croyais pouvoir me raconter n’importe quoi ?
Le maître vient de me sortit la tête des étoiles en me tirant par les « petits cheveux ». Ceux qui sont à peine collés aux temps et qui donnent l’impression qu’ils vont s’arracher, comme la perruque de la poupée Bella de mes petites sœurs. Je crie « aïe » pour apitoyer le maître et gagner du temps. Mais aussi parce que ça fait mal. Il est planté devant moi. Les bosses de son crâne palpitent. Mauvais signe.

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Si je n’avais pas été mohican, j’aurais été esquimau. C’est le même canoë.

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- Attends- moi au portail. Je vais te chercher ton peintre.
Je me serais arrêté tout seul. Dans la cour, il y a deux molosses pas attachés qui font certainement semblant de dormir. Ils n’ont même pas fait la fête à Lali. Capi, lui, chaque soir quand je rentre, me débarbouille en grand avec sa langue.